Pensées fugaces qui me traversent entier et me laissent vide et léger dans l'attente du rêve qui me ramènera des profondeurs ivres de mon sommeil sans fond mais encore vivant déjà mort et autour le paysage palpite s'agite qui êtes-vous là-bas tout près qui êtes vous donnez le mot de passe sinon sinon passez au loin encore plus loin les animaux ici sont sauvages et les hommes les hommes complètement cinglés sinon approchez que je vous dise approchez que je vous aime et que je vous haïsse ici ailleurs encore et l'attente du rien qui secouera cette terre qui dort me revoilà en pleine discussion avec les abîmes mais il y a des instants fugaces où les mots s'effritent au bord des lèvres laissant le temps aux doux sourires et je me souviens et je reviens encore essayant de reprendre le trajet vers mon temps vers la demeure de mon âge la demeure de ma joie et au dessus un ciel s'éclaire une rose sourit et je m'appelle à travers d'étranges contrées j'amorce une route sauvage et sans nom à travers le temps une vibration une onde qui court un tressaillement un battement à travers le néant une voix parle quelqu'un est vivant.
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